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À la maison

Quand et comment planter les fraises : périodes et méthode

17 août 2026


Quand et comment planter les fraises : périodes et méthode

Quand et comment planter les fraises, c’est une question que se pose tout jardinier un jour, et la réponse tient en une phrase : tu installes tes plants à racines nues en automne, entre septembre et octobre, ou tes godets au printemps, entre mars et avril, dans une terre riche, en laissant le collet juste affleurer. Après, il suffit d’arroser, de pailler et d’attendre les premières fraises. Je te déroule tout ça, comme entre voisines.

Le tour de la question

Le fraisier n’est pas compliqué, mais il a du caractère. Planté trop tôt ou trop profond, il boude, fait des feuilles sans fruits, ou pourrit. Planté au bon moment et au bon endroit, il te donne des fraises pendant des années avec un entretien quasi nul.

En France, deux fenêtres se valent. La première, c’est l’automne, de septembre à octobre. La terre est encore chaude, les pluies reviennent, et les plants à racines nues s’installent tranquillement avant l’hiver pour démarrer en trombe au printemps. La seconde, c’est le début du printemps, de mars à avril, plutôt réservée aux plants en godets, déjà enracinés, qui donneront plus tard dans la saison.

La différence entre les deux, c’est surtout une histoire de patience. Un plant d’automne fructifie dès le printemps suivant. Un plant de printemps passe souvent sa première saison à s’installer, et c’est l’année d’après qu’il donne le meilleur. Compte aussi le type de fraisier : les remontantes produisent de juin aux gelées, les non-remontantes se concentrent sur trois semaines généreuses en juin.

Le problème tel qu’il se pose vraiment

Quand on achète des fraisiers sur un coup de tête, dans un rayon de jardinerie, on hérite souvent de godets fatigués, déjà en fleur, qu’on plante en plein été. Résultat : le plant souffre, les fleurs avortent, et on conclut que la culture des fraises, ce n’est pas pour nous. C’est dommage, parce que le vrai problème n’est pas la main, c’est le calendrier et le sol.

Le fraisier déteste trois choses : l’eau qui stagne, la terre pauvre, et les racines enterrées trop profond. Plante-le dans une terre qui garde l’humidité sans se gorger d’eau, enrichie de compost bien mûr, et tu as déjà fait quatre-vingts pour cent du travail. Et si l’arrosage te revient cher, pense à récupérer l’eau de pluie pour arroser gratuitement tout l’été.

L’erreur classique, c’est d’enterrer le collet, ce petit bourrelet entre les racines et les feuilles. Trop profond, il pourrit ; trop haut, il se dessèche. Le bon repère : le collet affleure, ni plus, ni moins.

Autre souci fréquent : on plante trop serré. Un fraisier a besoin d’air pour éviter les maladies. Compte trente à quarante centimètres entre les plants, et cinquante entre les rangs. Sur un mètre carré, tu en loges quatre à six sans les étouffer.

La solution, du plus simple au plus engageant

Le plus simple, c’est la plantation d’automne à racines nues. Tu reçois tes plants en dormance, tu les trempes une heure dans l’eau, tu coupes les racines trop longues, et tu les mets en terre le jour même. C’est la méthode la plus économique pour une première récolte au printemps.

Le compromis, c’est le godet de printemps. Un plant déjà enraciné dans sa motte, qu’on repique en mars ou avril. Il s’installe vite, pardonne les erreurs de débutant, et se trouve facilement. Il coûte un peu plus cher à l’unité, mais il rassure.

Le plus engageant, c’est de préparer une vraie planche à fraises : une parcelle ensoleillée, désherbée, enrichie d’un bon compost, avec un paillage posé dès la plantation. La paille garde les fruits propres, la terre humide, et elle limite le désherbage. C’est la même logique qu’un coin potager facile : préparer la terre une fois, puis récolter sans s’épuiser. L’investissement d’un week-end pour des années tranquilles.

Voici les périodes qui marchent selon la variété :

VariétéPériode de plantationType de plant conseillé
Gariguetteseptembre-octobre ou marsracines nues ou godets
Mara des boisseptembre-octobregodets
Charlotteautomne ou printempsracines nues
Ciflorettemars-avrilgodets
Maestromars-avrilgodets

La règle d’or reste la même partout : une terre riche, un collet qui affleure, et jamais de plantation en plein été ni en période de gel.

Le budget et le temps à y passer

Côté porte-monnaie, les fraises sont l’une des cultures les plus rentables du potager. Un lot de vingt-cinq plants à racines nues se compte entre huit et quinze euros, de quoi garnir un carré de quatre à cinq mètres carrés et récolter plusieurs kilos dès la première vraie saison. Les godets, eux, tournent autour d’un euro pièce en moyenne, selon la variété et le point de vente.

À cela s’ajoutent le compost et le terreau, comptez dix à quinze euros, et un paillage, cinq à douze euros selon que tu choisis la paille ou la toile tissée. Au total, une planche de vingt-cinq plants revient en général entre vingt-cinq et quarante-cinq euros, moins que trois barquettes de fraises achetées en saison.

Côté temps, c’est dérisoire. La plantation elle-même prend une petite heure pour vingt-cinq plants, arrosage compris. Ensuite, l’entretien se résume à quelques arrosages en période sèche, à couper les stolons si tu ne veux pas que le fraisier colonise tout, et à renouveler les plants tous les trois ou quatre ans, car un fraisier s’épuise et produit de moins en moins avec l’âge.

Le bon tuyau en plus

Le tuyau que je partage volontiers, c’est de planter plusieurs variétés aux maturités décalées. Tu mélanges une remontante comme la Mara des bois, qui donne de juin aux premières gelées, et une précoce comme la Gariguette, qui ouvre le bal en mai. Comme ça, le saladier de fraises n’est jamais vide pendant cinq mois.

Et si tu cherches un cadeau pour un papa qui jardine, un lot de fraisiers à racines nues accompagné d’un beau paillis fait toujours son petit effet. J’en parle d’ailleurs dans ma sélection d’idées cadeaux pour papa. Un geste simple, utile, et qui se déguste.

FAQ

Peut-on planter des fraisiers en pot sur un balcon ?

Oui, tout à fait. Choisis un pot d’au moins vingt centimètres de profondeur, rempli de terreau riche, et compte un plant par pot pour éviter la concurrence. Les variétés remontantes, comme la Mara des bois, sont parfaites en pot et te donnent des fraises tout l’été. Arrose régulièrement, car la terre sèche vite en contenant.

Faut-il couper les fleurs la première année ?

Si tu plantes des godets au printemps, supprimer les premières fleurs aide le plant à s’enraciner avant de produire. C’est frustrant sur le moment, mais le plant te le rendra l’année suivante avec une récolte bien plus généreuse. Pour les plants d’automne, laisse faire, ils sont déjà bien installés au moment de fleurir.

Pourquoi mes fraisiers font des feuilles mais pas de fruits ?

Souvent parce qu’ils sont trop jeunes, trop à l’ombre, ou plantés trop profond. Le fraisier a besoin de plein soleil, au moins six heures par jour, pour fructifier. Vérifie aussi que le collet n’est pas enterré et que la terre n’est pas trop riche en azote, ce qui pousse les feuilles au détriment des fruits.

Combien de temps un fraisier produit-il ?

Un fraisier donne bien pendant trois à quatre ans, puis sa production baisse nettement. La parade, c’est de récupérer les stolons, ces tiges qui partent du pied mère et s’enracinent, pour repartir sur des plants jeunes et vigoureux. Comme ça, ta planche se renouvelle toute seule, gratuitement.

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